« Heavy Satin II » par Last Tango avec Lisa Biedlingmaier, Roman Gysin et Manon Wertenbroek

Curated by Donatella Bernardi et Angela Marzullo

« Heavy Satin II » est une version revisitée et miniature de « Heavy Satin », une exposition signée par les curatrices Arianna Gellini et Linda Jensen présentée dans leur espace d’exposition Last Tango à Zurich au printemps 2020, avec des œuvres de Lisa Biedlingmaier, Roman Gysin et Manon Wertenbroek. « Heavy Satin II » adresse et remet en question les distinctions opérées entre des systèmes tels que décoration vs Beaux-Arts, bon goût vs vulgarité, distance vs proximité, clinique vs l’émotionnel. Artisanat et soin performés par la main sont perceptibles dans les sculptures et les installations de l’exposition, où les surfaces tactiles des pièces sont matérialisées par des textures telles que le satin, la corde, la toile, le métal et le cuir. « Heavy Satin II » teste des stratégies escapistes à partir desquelles nous avons accès au corps sculptural et ses connexions au fétiche, à la vulnérabilité, au soin, qu’il soit apporté aux autres ou à soi-même, et ceci à travers l’élégance d’objets qui pourrait presque se suffire à elle-même. Le titre tente de conjurer les pensées d’un poids imminent, suggérant avec subtilité l’agression et le machisme du Heavy Metal, tout en évoquant la sensualité voluptueuse et féminine du satin.

« Heavy Satin II » est présenté à TOPIC, Genève, un espace ouvert par le biais d’une baie vitrée sur la rue. C’est précisément grâce à cette surface transparente que « Heavy Satin II » peut avoir lieu, pendant un semi-confinement, un état de nécessité où les lieux d’exposition doivent rester fermés, tel que déclaré par les autorités genevoises, des mesures en vigueur du 2 novembre au 29 novembre 2020 pour lutter contre le Covid-19. Ainsi « Heavy Satin II » est présenté dans ce qui devient une vitrine, à la fois fermée, mais bien visible pour le public depuis l’extérieur. L’exposition et la spécificité de TOPIC explorent une dynamique entre des vues distanciées et proches, le désir de toucher et la capacité d’analyse autoréflexive de l’art, alors que certains des travaux présentés évoquent le décor de conte de fée, des contextes fragiles et des objets porteurs d’énergie.

Pratique :

Du 19 novembre au 15 décembre 2020

Visible 24h/24h et 7j/7j depuis la rue (avenue Ernest-Pictet 30) et sur rendez-vous : hyperlocal@topic.to

DR / Photographies par Sandra Pointet à l’espace TOPIC, 2020

Aron Barath

Born in Novi Sad – Former Yugoslavia in 1980, he studied at the Secondary School of Fine and Applied Arts in Budapest. In 2006 he gratuated at University of Fine Arts in Budapest. He lives and works in Budapest.

DR / Aron Barath
2020

Le Portfolio : Claire Mayet

Engagée dans une pratique d’atelier de manière intimiste, Claire Mayet aborde le détournement d’objets et de situations afin de créer des scénographies et des sculptures absurdes, poétiques et burlesques. À l’aide de matériaux variés, de techniques de bricolage, voire de hobby, ou de moyens beaucoup plus pointus, elle manipule le quotidien avec un sens de l’amusement spontané. Fascinée par les outils, les gestes et les savoir-faire, elle a développé une sorte de « savoir-faire soi-même » qu’elle aime appeler « auto-création ».

(Cliquez sur les images pour agrandir.)

DR / Claire Mayet, 2020
WEB / www.clairemayet.com
IG /claire.mayet

Alexander Churchill

Alexander Churchill is an American artist born in San Diego California and raised in rural Vermont. He currently works as a visual artist in Connecticut and exhibits his work throughout the country. His paintings are an absurdist examination of his own ignorances, vulnerabilities and privileges and their upward scalability to concentric circles of identity that he occupies. Culture, race, heritage, place, purpose and societal participation come into play when looking at the experiential niche he occupies.

A selection by the artist for the Vanderlove Letter

DR / Alexander Churchill, 2020