SPC / Swiss Photo Club Award : délai étendu au 24 mai 2021

SPC – Le SPC Photo Awards est de retour à Genève du 24.06-03.07

Genève — 11 mai 2021 Le Swiss Photo Club revient à Humanit’Art en juin 2021 pour une nouvelle exposition d’images exceptionnelles réalisées par de talentueux photographes locaux, amateurs et professionnels. Le SPC Photo Awards est un événement très apprécié par la communauté des photographes Suisses, et les soumissions sont maintenant ouvertes.

Comment ça fonctionne :

Il n’y a aucune restriction quant aux personnes qui peuvent participer, et le thème est ouvert.  Toute personne qui souhaite participer doit s’inscrire sur le site internet SPC et envoyer ses meilleures photos (max 5 par personne). Donc pas besoin d’être suisse.

Un jury d’experts du Swiss Photo Club sélectionne les 50 meilleures photos du concours qui seront imprimées dans un plus grand format. Toutes les autres photos seront aussi imprimées, exposées, et éligibles à recevoir les votes des visiteurs.

Durant l’exposition, des centaines de visiteurs vont choisir leurs photos préférées. Tous les votes récoltés déterminent les gagnants qui gagneront de magnifiques prix.

Il est temps de sortir vos magnifiques photos de votre disque dur pour que vos efforts soient récompensés. Participez cette année en vous inscrivant sur le site du Swiss Photo Club.

Dates clefs :
24 mai :  Délai de participation 
24 juin : Vernissage (suivez l’évènement Facebook pour être tenu au courant)
3 juillet : Finissage et remise des prix

Pour soumettre vos photos ou pour plus d’infos, veuillez visiter : https://www.swissphotoclub.com/awards-ge

Previous Awards :

Pour soumettre vos photos ou pour plus d’infos, veuillez visiter : https://www.swissphotoclub.com/awards-ge

DR / SPC,
2021

Geneviève Capitanio

Née en 1964 à Sion, Suisse

Enfant, lorsqu’elle rendait visite à son grand-père, elle passait son temps dans l’abri au bout du champ d’abricotiers, qui était une simple et petite bâtisse que ses grands-parents avaient construite en attendant la fin de la construction de la maison, puis qui est devenue le logement et l’atelier d’un artiste inconnu, pour terminer par ce qu’on appelait la guérite, un dépôt à l’abandon avec ses reliques du passé.

Sa mère, décoratrice, lui a donné le goût de l’art dès son plus jeune âge, des reproductions d’artistes remplissaient les murs de l’appartement et les visites au musée étaient fréquentes. À 13 ans elle installe un atelier dans la cave de l’appartement. A 20 ans, elle suit l’Ecole des Beaux-Arts et obtient son diplôme de peinture 5 ans plus tard. Elle y rencontre Florent Merminod, sculpteur, qui deviendra son mari. Fascinés par les techniques de peinture anciennes et traditionnelles, ils suivent en 1994 l’école supérieure de peinture Van der Kelen à Bruxelles, avec M. Van der Kelen, où ils apprennent à imiter le bois et le marbre. En 1995 ils fondent l’atelier Vox.A où ils collaborent avec les artistes pour la réalisations de leurs oeuvres.

Jusqu’en 2008 elle peint des portraits mais dès 2008, date de l’entrée dans sa vie d’un jardin potager qu’elle entretient en permaculture, son travail s’oriente vers la nature et ses cycles de transformation.

Depuis 2016, la cartographie en cours de Morphy se concentre sur le dialogue entre peinture et sculpture et parle du temps et de la transformation. Morphy reflète son amour pour les natures et la peinture et réenchante une réalité trop utilitaire bien que depuis 1995 elle vit et travaille à Montreux.

 » En 2016 j’ai commencé à cartographier Morphy. Cette carte est un work in progress.

Ce travail découle des marches quotidiennes dans ma région et est une sorte de psychoarchéologie, située peut-être dans le futur, peut-être post ou pré-apocalyptique. Morphy est le prétexte pour faire émerger un univers fictif et empirique et la recherche d’une méthode pour «lire» ma ville, ma vie. Ce pays est aussi grand que ce que mes pas ont porté.

“Morphy“ est divisé en plusieurs secteurs et chacun d’eux a une identité propre. Son esthétique, ses rites, son histoire s’inscrivent dans une démarche qui évoque la forme, des formes glanées sur le chemin et dans les images de mes souvenirs, réunissant ainsi les champs de l’expérience et de la mémoire, une sorte d’inventaire. Il n’y a donc aucune limite stylistique, ce sera la somme de tous ces secteurs qui définiront finalement mon style.

Considérant le secteur du « Champ Vague » comme le lieu de culture potagère de Morphy, il m’a permis de peindre des natures mortes ayant la propriété d’un système à se produire lui-même malgré le changement de composants soumis aux codes de notre époque. Statufier ces compositions végétales, à la limite de l’abstraction, tout en évoquant le passage du temps, du vent et du mouvement, les nommer avec le nom de maisons croisées sur les chemins m’a permis d’introduire l’idée d’un chez soi idéalisé, protecteur mais fragile. Finalement il s’agissait de Vanités: «Jamais nous-mêmes, toujours nous- mêmes, à chaque jour différent, d’heure en heure» pour reprendre une ode baroque. Peu à peu j’ai introduit le marbre et sa technique classique de la peinture d’imitation des matières que j’avais apprise à Bruxelles en 1994. Le marbre avec ses formes flirtant avec la palette, parfois l’imitant, roche métamorphique, révèle le temps qui emporte puis fige la matière. La technique de peinture d’imitation du marbre appuie la tradition de l’art du souvenir et l’acte de méditation.

Le secteur « Sur le champ » est un travail sous contraintes: format A3, technique libre et abstraite exceptées la fumée et les explosions. Un champ de bataille et une expérience pour sortir de la longue période de peinture figurative que je pratiquais depuis … toujours.

Depuis je navigue entre abstraction et figuration ou un mélange des deux et avance sur plusieurs secteurs en même temps.
Macheyrix, En Enfer, Karma, West End, l’Entre-Deux, la Guérite…. Ces noms sont soit des toponymes, soit des chemins, des arrêts de bus, des discothèques disparues (la Plage), enfin des noms qui existent réellement mais que je ramène dans Morphy. Ils sont les prétextes à construire une culture propre à chacun, la toponymie associant le lieu, l’histoire, la géographie mais aussi la sociologie.

Morphy me permet aussi d’idéaliser mon panorama et de déplacer les montagnes.

Fin 2020 début 21, je suis revenue à l’abstraction avec “Studio 91“, comme une commémoration de notre atelier de peinture et sculpture.

Morphy me laisse une grande liberté pour naviguer dans toute ma fascination pour la peinture, de l’abstraction à la figuration, de l’art pariétal jusqu’à aujourd’hui. Il est un pays polymorphe et protéiforme, sans barrière chronologique, une métaphore de l’Homme toujours à la recherche d’une perte continue, un Homme métamorphe.

En dehors de la dénonciation, au-delà du constat, je me tiens hors-champ, dans une interprétation silencieuse et poétique des choses, un ré-enchantement d’une réalité trop morose et utilitaire. Une illusion de la désillusion.

Je vise une délicatesse venimeuse, une réalité embellie et enivrée, une esthétique flatteuse où le doute et la menace rodent. Je veux créer un dialogue entre la peinture, la sculpture et le trompe-l’œil, la fièvre du samedi soir et l’après-hier. » GC, 2021

DR / Geneviève Capitanio, 2021
IG / Geneviève Capitanio

Maya Hottarek – 30.01 – 31.03.2021 Zürich – A. Romy Art

The Petri dish dream

Connected but never welded, growing together What should be disgusting is familiar Sweet diminutive individual,
Praised, needed & malleable explosive

Is it The Touch of My Hand or the rotisserie itself portraying heavy hairy gates To kinda ~ Hell ~

Random and important, Sexy and not so frightening, 

…in a planetary common field Depends on your lense

Plugging an organ here and there
In a dangerous, thorny and shapeable soil Inside you, around you, fucking you, Where the detached observer is indeed a biosphere

Everytime We Touch,
There is no self interest in the Inaccessible to view – that’s a lie. Uptake there is. How twisted otherwise

Here, have a chair, and please,
Feel very welcome in our oxidized niche

Pauline Coquart

Photo credits : Philip Frowein (@philipfrowein)

Maya Hottarek lives and works in Biel/Bienne Switzerland. Hottarek previous exhibitions include, Kunsthalle, Basel, CH (2020); Public art Biennale, Morcote, CH (2020); Burrial of the white man, with Exile gallery, Vienna, AUT (2020); Sattelkammer, Bern, CH (2019); Sonnenstube, Lugano, CH (2019); Ballostar Mobile, Bern, CH (2019); Testdrive, Nicosia, Cyprus (2018); Documenta 14, Kassel, GER (2017); Kunsthalle, Bern, CH (2017); Kunsthaus Langenthal, CH (2017).

A.ROMY ART
10, rue Bergalonne, 1205 Geneva
53, Tramstrasse, 8050 Zürich
www.aromygallery.com
hello@aromygallery.com

The Cover : Xenia Lucie Laffely

Xénia Lucie Laffely est une artiste et designer Suisse (née à Morges) résidant entre Lausanne et Montréal. Après avoir fait des études en lettres, en francais et en histoire de l’art (2009), elle suit un cursus bachelor en design de mode et textile à la HEAD-Genève. Son travail de diplôme, une collection pour homme caractérisée par le travail d’imprimés, est saluée par le prix d’excellence Hans Wilsdorf. En 2013, elle est sélectionnée comme finaliste au Festival international de mode et de photographie de la ville de Hyères (2012) ainsi que comme semi-finaliste pour le prix H&M et pour le prix Suisse de Design. Elle part plusieurs mois à Londres puis à New York afin d’y effectuer des stages aus sein du département broderie et imprimé de plusieurs maisons de mode. En 2014, de retour en Suisse, elle travaille comme designer indépendante. 

Recevant l’une des bourses culturelles de la Fondation Leenaards en 2016, elle complète un Master en Design mode et textile à la HEAD-Genève et obtient sa maîtrise avec mention en 2018. Mais dès sa première exposition personnelle à la Villa Noailles à Hyères en 2018, elle se dirige naturellement vers une pratique artistique protéiforme et vers un travail textile qui questionne les frontières et les hiérarchies entre art, design et artisanat. En 2019, après avoir obtenu l’un des Swiss Design Awards pour son projet de couvertures textiles pour féministes fatiguées, elle décide de partir à Montréal pour y suivre un certificat en études féministes à l’UQAM à Montréal (2019). L’artiste décide ensuite de prolonger son séjour au Québec et a pour ambition d’exporter son travail artistique en Amérique du Nord. 

Depuis 2018, Xénia Lucie Laffely expose son travail lors d’exposition solo et collectives à Genève, Zurich, Lausanne, ainsi qu’en France, en Italie et au Canada. Ses oeuvres font parties de plusieurs collections privées d’art et de la collection du MUDAC à Lausanne. En 2020, et malgré les circonstances exceptionnelles dues à la pandémie, l’artiste poursuit son projet d’exporter son travail à l’internationale. Cette même année, elle est finaliste des Swiss Arts Awards (édition sans lauréat·e·s, annulée en raison de la COVID-19). En 2021, elle participe à deux expositions collectives à Montréal (Centre Clark) et à Toronto (Mayten’s), et se rendra à Vienne pour une exposition en duo avec l’artiste Autrichienne Suzanna Flock, en Suisse pour deux expositons solo (Valentin 61 & Eeeeh!) ainsi qu’à Rotterdam pour une exposition collective de réalité virtuelle avec le collectif Morph Love. En 2022, elle partira 3 mois en Terre-Neuve (Canada) pour une résidence artistique suivie d’une exposition solo au sein de la galerie Eastern Edge à St-John’s. 

Depuis 2012, mon travail a évolué vers une pratique artistique protéiforme qui questionne les frontières et hiérarchies et dresse des ponts entre l’art, le design et l’artisanat. À travers une pratique figurative influencée par une esthétique post-digitale, photoshopée mais traversée d’irrégularités, j’explore les enjeux du portrait et de l’auto-portrait, de la vieillesse, de l’espace domestique et de l’ornementation. Je développe une réappropriation subjective et sentimentale d’une épistémologie personnelle qui évoquent la politisation de l’espace domestique, suggèrent la possibilité d’un rapport sensuel entre le corps et l’image et affirme une prise de position ornementale comme légitime.

Peintures auto-fictionnelles

Les peintures digitales à l’origine de mes œuvres textiles se veulent à la fois narratives, familières et dérangeantes. Majoritairement inspirées par des photographies de mon quotidien, de mon amoureuXe, de notre chien et de la culture digitale des réseaux sociaux, elles questionnent les frontières du portrait, de la nature-morte ainsi que de l’auto-fiction. En associant des images de ma vie à des références à la culture pop , un récit se forme en pointillé à la manière d’un patchwork qui dessine une histoire faite d’ellipse. 

Textile

Depuis maintenant 2 ans, je me concentre principalement sur la création d’œuvres textiles tirées de peintures digitales. Réalisées sur photoshop, j’imprime ensuite ces peintures sur différents textiles avant de les assembler et de les retravailler à travers un mélange de techniques empruntées à l’artisanat tel que le matelassage et la broderie. Il m’importe de participer à revaloriser le medium textile et à le libérer des stéréotypes sexistes et ethnocentristes qui lui sont encore associés. Ma démarche est caractérisée par une fusion entre techniques digitales et savoir-faire traditionnels et par de constants allers-retours entre la main et la machine. En effet, à travers mon processus artistique j’affirme qu’il ne peut y avoir de ligne de démarcation claire entre le monde «analogue» et «numérique» et que la zone grise entre les deux permet une multitude de possibilités. 

Matérialité digitale

La dimension plastique et matérielle de mon approche est essentielle et se place à l’encontre de la hiérarchie concept > matière tout en intégrant des considérations propres à notre époque digitalisée. En partant de peintures que je réalise sur photoshop, j’interviens ensuite en réinjectant un excès de matière dans ces images digitales. Mes dernières œuvres reproduisent plastiquement le principe des « calques photoshop » à travers la superposition de tissus transparents imprimés qui participent à créer des images hybrides et faussement réalistes. Je questionne la matérialité même des images et leur artificialité en intégrant des éléments caractéristiques de photoshop tels que les pixels du « vide » de photoshop, symbole de l’immatérialité digitale par excellence puisque ceux-ci ne sont visibles que sur photoshop. En les capturant et en les utilisant comme motif, je l’extrais du monde digital et l’insère dans notre monde physique. Je joue aussi avec la potentialité sérielle des images digitales en créant des pièces textiles uniques tirées d’une même peinture digitale. Alors qu’elle pourrait être reproduite à l’infini, sa physicalité agit comme un facteur d’altération et d’aliénation de l’identique. – XLL

DR / Xenia Lucie Lafelly, 2021
IG / Xenia Lucie Laffely
WEB / www.xenialaffely.com